mardi 17 juillet 2012

Moi, mon bonheur ce fut

(Ce texte est ma participation au concours de millebulles) Je cherche une idée, je me tortille l’esprit, je tweete l’angoisse de la page blanche. « Qu’est ce qui m’a rendu heureuse ? » Alors que je m’affole - c’est quand même tragique de ne pas savoir répondre à cette question - me vient aux oreilles le bruit de sa respiration. Cadencée, fluette, impalpable. Je tends l’oreille pour mieux l’entendre. Il est endormi. Si paisible, qu’il me fait penser au dormeur du val. En bien vivant. Il est couché sur le côté, en... [Lire la suite]
Posté par Jean Francis à 18:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 12 juillet 2012

Moi j'aime l'amour qui fait boum !

Il y a eu la route épuisante, les Guns à fond et la voix cassée, les virages noueux et ma grossièreté. Il y a eu les retrouvailles avec mon amoureux, enfin, à Ajaccio. Encore les heures de route, toujours les Guns, mais avec lui. Un arrêt à Corte, dormir chez Mémé, sur le matelas dur comme du bois mais le sommeil lourd comme le plomb. Une salade engloutie dans la voiture, exploit. Des Dinosaurus donnés en becquée. La route, en montée, qui s’ouvre sur la mer près d’Ile-Rousse, l’impression délicieuse qu’on va y plonger. Mais... [Lire la suite]
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dimanche 8 juillet 2012

"C'est ma cranouille, ma très jolie poupée"

Bébé citron gratte et gratte, comme pour me consoler. Il tambourine même, aux moments où les sanglots se font les plus violents. Je voudrais me blottir contre lui, chuchoter mes malheurs à son oreille et qu’il les fasse disparaître. Ou je voudrais caler ma tête sur l’épaule de son père, et pouvoir laisser parler mon chagrin. Il n’aurait rien dit, il aurait mis son bras autour de moi et il m’aurait câlinée comme ça jusqu’à ce que les larmes tarissent, mais il n’est pas là. Alors pour me calmer, j’ai dû écouter sa voix sur les vieux... [Lire la suite]
Posté par Jean Francis à 02:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 3 juillet 2012

Dans ma tête, les crocodiles en ombres chinoises ont les crocs acérés

Moi j’m’en fous. Désaccorder totalement le rythme de cette chanson à mon humeur ne me pose pas de problème. J’en ai assez de l’attendre sans arrêt. Quand je suis à Paris, il travaille à Aix, quand je viens à Marseille, il est à Ajaccio et quand je m’installe à Borgo il passe encore trois jours à Paris. Me laissant seule avec ses parents, sinon c’est pas drôle. C’est moi la cruchasse qui le suit partout, qui joue à la groupie, qui l’accompagne sur le bateau pour ne pas qu’il se tape la traversée tout seul, le pauvre, et... [Lire la suite]
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