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J’entends mes beaux-parents faire des mots croisés, là-bas au salon et ça me fait marrer. Ils ont fait de la chantilly aussi, mais mon beau-père a mis de la crème fraîche épaisse alors qu’il la fallait liquide, il a eu l’air désemparé, ma belle-mère l’a engueulé, j’ai encore plus ri, et lui aussi.

J’ai retrouvé le plaisir d’être seule. J’ai baladé dans les rues de Corte, avec ma jupe longue et mon bola. J’ai cherché à me perdre, je me suis perdue et je me suis sentie bien. Plusieurs groupes jouaient, proches les uns des autres, et loin de trouver ça cacophonique, j’ai adoré ce brouhaha. Je me suis dit que vraiment, j’aime cette ville. J’ai écouté l’Anniversariu di Minetta et je me suis souvenue. De tout. Mais quand même, j’ai trouvé que mon homme la chantait beaucoup mieux qu’eux.

Il était 22 heures, il faisait encore très bon, j’ai marché et découvert des places, des églises, et le mot amour sur un mur. Je me suis assise sur le muret face aux 4 canons. J’y ai fini ma glace au Nutella, bercée par le bruit de la fontaine, celui qui donne envie de faire pipi. Puis je suis remontée retrouver les draps bleus nuits en ayant hâte de m’y réveiller à ses côtés, toute transpirante de la nuit brûlante.

Des draps dans lesquels nous avons fait l’amour, après avoir longtemps oublié que nos deux corps pouvaient se faire tant de bien. C’était étrange. Je me sentais encombrée, pataude et surtout pas désirable, et je le sentais pressé d’en finir. Je crois qu’on ne s’est  pas regardés dans les yeux. Le plaisir était là bien sûr, mais j’ai eu un peu peur. Je voudrais que l’on se souvienne de nous, qu’il se réapproprie mon corps. Parce qu’il lui appartient et je sais qu’il l’aime.

Ces quelques jours tous les deux (et demi) nous ont en tout cas permis, je crois, de retrouver une intimité. On ne s’était pas vus nus depuis un demi million d’années. Et même si notre libido est en berne, j’ai davantage encore besoin de son regard sur moi, de ses mains sur mes hanches. Je surprends parfois un coup d’œil furtif, j’imagine ce qu’il pense de mon corps qui enfle mais je ne le sais pas vraiment. Ce réveil, des bisous dans le dos et ces caresses sur ma peau était si délicieux. C’est de cette tendresse, de cette sensualité que j’ai besoin.

Les larmes que parfois je ne maîtrise plus du tout, il les a combattues de sa voix douce, un doigt sur ma joue, et des bisous dans mon cou. Il m’a étonnée de tant de maturité et j’ai eu confiance en lui, et puis en nous. Et ses mains protectrices pour me faire traverser une mini-foule de boîte de nuit. « Je vais m’entretenir avec mon fils ». Tout fier. Fragile ?

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