vendredi 31 août 2012

C'est le bonheur qui papillonne

J’ai laissé les galets salés de la petite crique capicorsine, les parties de cache-cache et les fous-rires dans la piscine. J’ai laissé les heures de route, et celles à l’attendre et à m’inquiéter. J’ai laissé les réveils douloureux au milieu de la nuit. J’ai laissé les sommeils transpirants, les pipis sans tirer la chasse, les parties de Rami et celles de Trivial Pursuit en tête-à-tête avec mon beau-père. J’ai laissé les longues siestes, ma jalousie et une complicité envahissante. J’ai laissé les... [Lire la suite]
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dimanche 26 août 2012

A qui sa mère veut survivre

Il est des plaisirs simples, parfois. Parler à ma mère pendant plus d’une heure, sans qu’il n’y ait eu ni pleurs, ni frustrations, soupirs ou éclats de voix. Retrouver, enfin, cette complicité que j’ai longtemps rejetée, sans pour autant l’oublier. J’ai pris une longue goulée d’air, loin de cet amour qui m’étouffait tant, m’empêchant, je le croyais, de m’affirmer en tant que femme, puis mère. Je me trompais. C’est limpide, je sais à présent où je vais et je me demande si j’aurais pu nous éviter toutes ces années... [Lire la suite]
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mardi 21 août 2012

C'est une belle journée

Bonifacio, loin de tout. Un bout de Corse ignoré. Tous les deux, comme à New-York. Peu importent les kilomètres, finalement. Et la grotte somptueuse où l’eau est si claire que l’on croit voler. Le port bien caché par les roches calcaires, le petit phare rouge à l’entrée, le grand grand yacht. Le touriste à la voix gutturale, en poupe. Les falaises, et une conviction « On n’achètera pas ici, trop dangereux ». Et l’envie furieuse d’acheter un bateau – bon, un petit Zodiak – parce que se baigner dans la mer,... [Lire la suite]
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mercredi 15 août 2012

Per l'oghje è per l'eternità

J’entends mes beaux-parents faire des mots croisés, là-bas au salon et ça me fait marrer. Ils ont fait de la chantilly aussi, mais mon beau-père a mis de la crème fraîche épaisse alors qu’il la fallait liquide, il a eu l’air désemparé, ma belle-mère l’a engueulé, j’ai encore plus ri, et lui aussi. J’ai retrouvé le plaisir d’être seule. J’ai baladé dans les rues de Corte, avec ma jupe longue et mon bola. J’ai cherché à me perdre, je me suis perdue et je me suis sentie bien. Plusieurs groupes jouaient, proches les uns des... [Lire la suite]
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vendredi 3 août 2012

Un ciel liquide qui parsème D’étoiles mon coeur

Je voulais me souvenir de tout, de tous ces instants de bonheur. « C’est décidé, à partir de maintenant j’écris tout, je les écris tous ». Je me retrouve donc, vendredi 3 août, avec une seule demi-page datée du 16 juillet. Bon. J’ai hâte, quand même, de relire ces mots, rédigés de mon écriture un peu bizarre, qui mélange capitales et minuscules. Ces mots qui ont mérité d’être couchés sur ce joli Moleskine à petits carreaux, cadeau d’un charmant photographe. Je me souviens des moments décrits là. Et puis... [Lire la suite]
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mardi 17 juillet 2012

Moi, mon bonheur ce fut

(Ce texte est ma participation au concours de millebulles) Je cherche une idée, je me tortille l’esprit, je tweete l’angoisse de la page blanche. « Qu’est ce qui m’a rendu heureuse ? » Alors que je m’affole - c’est quand même tragique de ne pas savoir répondre à cette question - me vient aux oreilles le bruit de sa respiration. Cadencée, fluette, impalpable. Je tends l’oreille pour mieux l’entendre. Il est endormi. Si paisible, qu’il me fait penser au dormeur du val. En bien vivant. Il est couché sur le côté, en... [Lire la suite]
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jeudi 12 juillet 2012

Moi j'aime l'amour qui fait boum !

Il y a eu la route épuisante, les Guns à fond et la voix cassée, les virages noueux et ma grossièreté. Il y a eu les retrouvailles avec mon amoureux, enfin, à Ajaccio. Encore les heures de route, toujours les Guns, mais avec lui. Un arrêt à Corte, dormir chez Mémé, sur le matelas dur comme du bois mais le sommeil lourd comme le plomb. Une salade engloutie dans la voiture, exploit. Des Dinosaurus donnés en becquée. La route, en montée, qui s’ouvre sur la mer près d’Ile-Rousse, l’impression délicieuse qu’on va y plonger. Mais... [Lire la suite]
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dimanche 8 juillet 2012

"C'est ma cranouille, ma très jolie poupée"

Bébé citron gratte et gratte, comme pour me consoler. Il tambourine même, aux moments où les sanglots se font les plus violents. Je voudrais me blottir contre lui, chuchoter mes malheurs à son oreille et qu’il les fasse disparaître. Ou je voudrais caler ma tête sur l’épaule de son père, et pouvoir laisser parler mon chagrin. Il n’aurait rien dit, il aurait mis son bras autour de moi et il m’aurait câlinée comme ça jusqu’à ce que les larmes tarissent, mais il n’est pas là. Alors pour me calmer, j’ai dû écouter sa voix sur les vieux... [Lire la suite]
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mardi 3 juillet 2012

Dans ma tête, les crocodiles en ombres chinoises ont les crocs acérés

Moi j’m’en fous. Désaccorder totalement le rythme de cette chanson à mon humeur ne me pose pas de problème. J’en ai assez de l’attendre sans arrêt. Quand je suis à Paris, il travaille à Aix, quand je viens à Marseille, il est à Ajaccio et quand je m’installe à Borgo il passe encore trois jours à Paris. Me laissant seule avec ses parents, sinon c’est pas drôle. C’est moi la cruchasse qui le suit partout, qui joue à la groupie, qui l’accompagne sur le bateau pour ne pas qu’il se tape la traversée tout seul, le pauvre, et... [Lire la suite]
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mardi 26 juin 2012

Paris, tu paries, Paris, que je te quitte

-- Il est revenu des courses avec des Kinder Bueno, alors que j’en avais envie depuis deux jours, et je l’ai trouvé l’homme le plus génial de la Terre. Aprèsilviendradirequejesuisuneéternelleinsatisfaite. Il a joué au dixième étage du plus haut immeuble des Champs-Élysées, et je l’ai trouvé l’homme le plus sexy du monde. Il m’a juste pris dans ses bras, sans dire un mot, quand ma sœur est repartie et que j’étais si triste. J’avais besoin de lui, et il était là. Il touche mon ventre et parle à son fils, et je le trouve... [Lire la suite]
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